Interview de Lionel Jospin sur R.T.L. le 08/02/2007 animée par Jean-Michel Apathie
Jean-Michel Apathie : Bonjour Lionel Jospin.
Lionel Jospin : Bonjour.
J-M A : Depuis le début de sa campagne, régulièrement Nicolas Sarkozy cite Jean Jaurès, Léon Blum dans ses discours. Des responsables de Gauche s’offusquent de ces emprunts à leur histoire par le ministre de l’Intérieur. Etes-vous choqué, vous, Lionel Jospin ?
LJ : Non, ça m’intéresse, parce que ça montre que Nicolas Sarkozy ne peut pas se présenter devant les Français dans une campagne sans essayer de se référer, d’attirer à lui d’immenses figures de la Gauche.
Oui, comme vous le dites très bien. C’est plutôt le signe que ces hommes ont marqué l’Histoire de même que la Gauche a marqué l’Histoire de ce pays. La manipulation commence lorsqu’il essaie de tourner ces figures contre nous, contre la Gauche, parce qu’à cet égard, il n’y a rien de changé. La Droite d’hier calomniait Jaurès et Blum, et on sait de quelle façon, de la même manière que l’homme de Droite, Sarkozy aujourd’hui, dénigre la Gauche.
J-M A : Mais en quoi est-ce qu’il dénigre…
LJ : Donc, il aime la Gauche d’hier. Il n’aime pas la Gauche d’aujourd’hui. On est là dans un classique.
J-M A : Mais en quoi y a-t-il détournement en citant Jaurès ?
LJ : Mais je viens de vous répondre. Je ne vais pas répéter deux fois cette question.
J-M A : Oui, mais qu’est-ce qui vous choque dans l’utilisation de ces figures ?
LJ : Une des raisons pour lesquelles j’ai eu envie d’intervenir ce matin, c’est que je trouve que le numéro de Monsieur Sarkozy sur le travail et les travailleurs, et en passant les critiques qu’il fait à la Gauche à cet égard, dépasse les limites de la décence et surtout du sérieux. J’ai entendu, l’autre jour, et ça a été une de mes motivations vraiment pour venir ce matin, alors que vous m’aviez invité, il y a déjà un certain temps…
J-M A : … Nous avions déjà un dialogue antérieur.
LJ : Absolument. Je l’ai entendu dire : « La vraie Gauche, la Gauche de Blum, parlait aux travailleurs, aimait le travail. La Gauche d’aujourd’hui – la Gauche de Jospin, la Gauche de Ségolène Royal – parle de statut, fait les 35 heures parce qu’elle n’aime pas le travail ». Alors, cette critique ne s’adresse pas à Ségolène Royal puisqu’elle a mis le travail au centre de ses préoccupations dès le début de sa campagne.
Cette critique s’adresse encore moins à moi, qui détiens le record pour un gouvernement – et en cinq ans – de création d’emplois en France depuis la guerre, y compris plus que pendant les Trente Glorieuses. Sous mon gouvernement, on a créé 2 millions d’emplois – 400.000 emplois par an -, et on a fait baisser le chômage.
Et enfin, se réclamer de Blum qui aime le travail pour critiquer les 35 heures quand tous ceux qui se souviennent du Front populaire et de Blum et en particulier, les travailleurs savent que Blum est l’homme des 40 heures et des congés payés : avouez que c’est drôle ! Mais comme c’est drôle, ça veut dire que c’est pas du tout sérieux.
Le reproche que fait Nicolas Sarkozy aux 35 heures notamment, c’est d’avoir découragé les gens de travailler davantage ; et ce qu’il veut, lui, dit-il : « Je veux autoriser les gens à s’affranchir des 35 heures et leur permettre notamment, dit-il, de travailler plus pour gagner plus ». Même si je suis poussé par un mouvement un petit peu d’indignation, je ne suis pas venu, ici, pour polémiquer, je suis venu pour essayer de traiter le problème de fond. Et je partirai de la déclaration de M. Sarkozy puisqu’il dit : « les statuts, la Gauche parle des statuts, fait les 35 heures ». Si vous le voulez bien, je voudrai dire un mot des statuts, puis ensuite je parlerai des 35 heures.
L’agressivité ou l’hostilité de M. Sarkozy à l’égard de ce qu’il appelle les statuts est à mon sens assez révélatrice parce que ça représente quoi les statuts dont il parle de façon méprisante pour les travailleurs ? Ca représente la sécurité. Ca représente la stabilité. Les ouvriers, les employés, les enseignants, les cheminots, ils n’ont pas de parachute doré, ils n’ont pas de « golden parachute ». Leur parachute, leur sécurité, c’est le statut. Dans les entreprises publiques, naturellement, ça les protège. Et dans le secteur privé, me direz-vous, c’est quoi le statut ? Il n’y a pas de statut ; mais c’est le contrat. Et évidemment, si on a un contrat à durée indéterminée, on est plus protégé que si on a un emploi précaire ou même un contrat à durée déterminée. Or, les propositions de Nicolas Sarkozy visent sous le vocable contrat unique…
J-M A : … à droits progressifs, dit-il.
LJ :… à droits progressifs, en fait à recycler le contrat nouvel embauche, et le contrat première embauche, c’est-à-dire des contrats qui prévoient que dans les deux premières années de l’embauche d’un salarié, il peut être licencié sans justification. Et donc, c’est un mirage que cette histoire de droits progressifs parce que si pendant les deux ans, on peut se débarasser d’un salarié sans avoir à le justifier, il aura peu de chance de progresser dans ses droits progressifs.
Et la proposition des socialistes et de Ségolène Royal, qui fera ses propositions dans peu de jours, c’est au contraire, de valoriser les contrats à durée indéterminée. Alors, il peut rester des contrats à durée déterminée, à condition qu’ils reposent sur des fonctions précises : remplacer un salarié, par exemple, pendant une période : congés de maternité, ou autres… Donc, il vaut mieux avoir comme socle : le contrat à durée indéterminée et puis des contrats déterminés, spécifiques et contrôlés plutôt que ce contrat qui va introduire la précarité dans le droit du travail français.
J-M A : Et la critique des 35 heures ? Elle fait toujours mal celle-là ?
Non, elle ne me fait pas mal. Je vais vous dire pourquoi. Parce que quand les Français parlent des 35 heures, c’est une des deux mesures phares des vingt-cinq dernières années qu’il mentionne. Quand ceux qui ont bénéficié des 35 heures en parlent, ils sont 85% à dire qu’ils en sont satisfaits.
Quand nous avons fait les 35 heures, cela a procuré 500.000 emplois supplémentaires (350.000 dans le privé, 150.000 dans le public). Mais nous avons dans la même période créé 2 millions d’emplois. Donc, nous n’avons pas partagé le travail. Nous avons multiplié le travail pendant cette période. La critique de M. Sarkozy porte sur les heures supplémentaires. Mais les 35 heures n’ont jamais interdit de faire des heures supplémentaires. Le plafond d’heures annuelles que nous avions prévues était 130. La Droite l’a fait passer à 230. Savez-vous qu’elle est la moyenne effective d’heures supplémentaires annuelles faite par les salariés français aujourd’hui ? 55 heures. Donc, on est loin des plafonds. Et on peut toujours faire des heures supplémentaires en France.
Quel est l’argument central sur cette question du travail de M. Sarkozy ? Elle est de dire : travailler plus, et vous gagnerez plus. Mais les conditions dans lesquelles on travaille, le salaire pour lequel on travaille, la précarité dans ce travail, la question de savoir si on est au travail ou si on est chômeur, ces questions sont escamotées par M. Sarkozy. Elles sont pourtant présentes dans les manifestations qui ont lieu aujourd’hui.
Et à cet égard, Nicolas Sarkozy procède à trois mystifications. La première, c’est qu’il fait comme si c’était le salarié qui décidait de son temps de travail, qui décidait s’il allait faire ou non des Heures Supplémentaires. La réalité pour ceux qui la connaissent est toute différente, c’est naturellement le chef d’entreprise qui dit si en fonction des plans de charge, il y aura des heures supplémentaires à faire.
La deuxième mystification, c’est que vous noterez que M. Sarkozy parle travail mais il ne parle jamais emploi. On comprend pourquoi. Le bilan de la Droite, c’est 60.000 emplois créés par an en cinq ans. Le nôtre, le mien, c’était 400.000 emplois créés par an en cinq ans. Donc, je termine… On ne peut pas avoir de travail si on n’a pas d’emploi. Donc le problème de la création d’emploi reste fondamental.
Et la troisième mystification à laquelle procède Nicolas Sarkozy, c’est qu’il dit : « Si vous travaillez plus, toi individu tu pourras gagner plus, mais il ne parle jamais des salaires, de la question des salaires. Or, on sait que la part qui va aux salaires dans le revenu national par rapport à ce qui va au capital a diminué, sauf pendant une brève période : celle où j’étais au gouvernement. Et cette question du pouvoir d’achat des salaires, de la hausse des salaires, elle est passée sous silence par Nicolas Sarkozy. C’est pourquoi je pense qu’il nous fait au fond autour du travail le coup de la fracture sociale que nous avait fait Chirac il y a douze ans ou treize ans maintenant… Je ne pense pas que les travailleurs aient intérêt à s’y laisser prendre.
J-M A : Nous avons beaucoup parlé de la campagne de Nicolas Sarkozy…
LJ : Non, non, non… On n’a pas parlé de la campagne… Je n’ai pas dit un mot sur la… J’ai dit un mot sur la campagne de Nicolas Sarkozy…
J-M A : Nous avons beaucoup parlé de Nicolas Sarkozy, d’accord ?
LJ : Non. On a beaucoup parlé … Non. On a beaucoup parlé du travail, de l’emploi, des 35 heures, des statuts, de ce que ça représente, c’est-à-dire de questions de fond dans la vie des travailleurs et on a parlé à propos d’une déclaration fallacieuse de M. Nicolas Sarkozy. Voilà la réalité de notre entretien.
J-M A : D’accord. Alors, je voulais juste faire une petite transition.
LJ : Oui.
J-M A : Qu’est-ce qui ne va pas dans la campagne de Ségolène Royal, Lionel Jospin ?
LJ : Mais Ségolène Royal a déterminé une stratégie, un calendrier et une méthode. Elle s’y tient ; et cela est bien. Qu’elle s’y tienne. Elle est dans sa logique.
J-M A : Ca ne marche pas très bien. Vous le voyez comme nous ?
LJ : Je suis intervenu pour la raison que je vous ai dite. Ca m’a un peu…
Chauffé l’esprit ! Oui.
J-M A : Oui. Oui, enfin l’intellect. Il faut quand même introduire un peu de vérité dans ce débat. Et puis, aussi, c’est peut-être un moment qu’on nous dit un tout petit plus difficile. Ca tombe bien si c’était un moment pour s’engager.
C’est pour l’aider que vous avez souhaité intervenir ?
LJ : Pardon !
J-M A : C’est pour l’aider que vous avez souhaité intervenir ?
Il me semble que quand je rappelle quels sont le caractère fallacieux des propositions de la Droite, et que je rappelle aussi quelles sont les propositions de Ségolène Royal sur le travail, sur le CDI, le contrat à durée indéterminée, il me semble que c’est effectivement une façon d’agir positivement. Et c’est mon sens. J’entends gloser là ces derniers jours sur être ou ne pas être à tel endroit… Je veux dire…
J-M A : C’est une belle question : « Etre ou ne pas être ? » Et vous n’y êtes pas.
LJ : Non. Je n’y étais pas le 6 et je n’y serai pas non plus le 11.
J-M A : Vous n’y êtes pas ?
LJ : Alors, vous ne pouvez pas me dire à la fois que je suis avec vous en train de parler du fond et me dire que je n’y suis pas. Ces histoires d’éléphants, ça ne m’intéresse pas. C’est plus de mon âge, si j’ose dire. Donc, j’interviendrai dans la campagne de façon positive, à ma façon ; et honnêtement, c’est le mieux que je puisse faire. De temps en temps. Je pense que ça sera plus utile que de m’asseoir sur une chaise.
J-M A : Bernard-Henri Lévy, dans « Le Point » qui sort aujourd’hui, raconte son dîner avec Ségolène Royal, vendredi à l’Hôtel Monceau. Et il cite Ségolène Royal : « Je comprends Lionel Jospin qu’une fille comme moi, qu’une Bécassine, dit-elle, réussisse des choses où il s’est, lui, cassé les dents. Je conçois que ça le fasse rager ».
LJ : Ecoutez, je ne peux pas me rapporter à des propos rapportés à un dîner. Je peux vous dire qu’en tout cas quand moi, j’ai lu dans la bouche de certains journalistes, d’un journaliste qui avait fait de grands compliments à Ségolène Royal, qu’il utilisait, lui, maintenant ce terme « Bécassine », j’ai été profondément choqué. Donc, je ne sais pas comment quelqu’un s’est exprimé dans un dîner. En tout cas, moi j’interviendrai autour de valeurs, de principes de façon positive. Non seulement on n’entendra rien de négatif venant de moi mais comme j’ai essayé de le faire, ce matin, et comme je le ferai sans doute encore – un peu – à ma façon – librement -. C’est du positif qui viendra de moi parce que l’enjeu est important.

Vraiment merci d’avoir rejoint Ségolène Royal, il fallait le rassemblement de tous
les socialistes, aujourd’hui c’est chose faite et j’en suis totalement satisfait.
Il faut battre Sarkozy, ce danger pour la France.
Amicalement.
Monsieur Jospin,
5 ans après, vous revoilà.
Oh, vous y pensez depuis 2002, et vous vous êtes peu à peu imposé à nouveau au PS.
Mais aujourd’hui, c’est officiel, vous êtes de retour. Vous allez faire campagne aux côtés de Ségolène Royal.
C’est peut-être mieux comme ça; personnellement, je ne vous aimais pas quand vous avez commencé à vouloir revenir.Je me disais que quand on se retire « définitivement », ce n’est pas pour revenir à l’échéance suivante, après avoir totalement désorienté le parti, et avec l’aide de François Hollande. Manque de pot, sa femme a piqué la place tant convoitée: celle de candidat. Et je trouvais grotesque de vouloir la récupérer après vous être affirmé comme leader historique de la gauche. Vous avez cassé cette image en revenant. Vous retirer était un acte courageux; revenir était un acte grotesque qui vous a discrédité à mes yeux.
Aujourd’hui, je trouve que vous n’avez pas changé. Mais puisque vous êtes de retour, je compte sur vous pour aider Ségolène Royal et les socialistes à gagner cette bataille contre la droite de Nicolas Sarkozy et -on ne le dit pas assez- de François Bayrou.
N’essayez pas de vous faire voir et de prendre une place que vous ne méritez pas, faites votre devoir de socialiste: mettez votre expérience à contribution pour faire gagner les socialistes.
Merci pour votre arrivée dans l’equipe de SROYAL .
j’en suis heureux .
POuvez vous nous expliquer votre positionnement reel , vos motivations dans cette campagneet votre action à present ?
Merci
AMT ( Toulouse)
Merci Lionel Jospin de ce rassemblement. Mais j’ai bien peur qu’aux yeux de l’opinion, le retour des éléphants ne fasse pas bonne figure.
Je serai à l’écoute de vos commentaire qui sont toujours tellement pertinents et tellement au dessus de ce que l’on entend par ailleurs.
Un vrai travail à accomplir : le financement des mesures et le désendettement du pays.
Pour l’instant le candidat le plus crédible et le plus sensé semble être Bayrou.
Qu’avez vous à dire sur ce sujet ?
Cordialement,
Benjamin
parce que bayrou ne fait aucune depense lui pour dire que les programme des autres coutent cher arretez lionel jospin est de retour l’experience en plus moi je suis content tous derriere le programme de segolene royale et une femme enfin au pouvoir
Bonjour Monsieur Jospin,
J’ai regretté que vous n’ayez pas pu allez + loin dans la bataille. Je crois avec hollande que vous étiez un des 2 meilleurs candidats potentiels de gauche.
Vous entrez dans la campagne et cela m’inquiète car madame royal va diviser votre camp pour mieux régner « personnellement ».
Ce n’est pas un femme sincère et cela se voit surtout quand elle insiste lourdement pour paraitre sociale (voir intervention tv sur tf1).
En tout cas , j’espère que vous avez une stratégie mais il ne faut pas mettre la gauche pour la gauche. Il faut mettre la gauche pour ce que doit être la gauche au pouvoir.
Besson devait en avoir gros sur le coeur pour abandonner mais il a pris date et j’epère qu’avec le temps nous lui en serons reconnaissant.
Cordialement
benoît
Merci lionel pour ton retour
grace a ce retour je vais voter ps
Bravo Lionel,
je n’ai jamais douté que tu donnerai toute ton expérience à Ségolène le moment venu.
Maintenant la victoire est en nous, tous ensemble nous la porterons.
Merci
Monsieur le Premier Ministre,
A lire la plupart des contributions de nos amis, ici ou ailleurs, vous voici maintenant promu au premier rang de l’hagiographie socialiste. Pour ma part, je suis sûr que votre sens naturel de la mesure en souffre. Pour tout vous dire, ce torrent de reconnaissance me paraît in fine s’ajouter aux avanies que le PS vous a fait subir à l’époque de ses primaires, car on y réduit votre place, la plupart du temps (peut-être naïvement, peut-être involontairement), à celle d’un porteur d’eau au profit de la candidate. Comme si, aussi, d’une certaine façon, on voulait encore se donner bonne conscience. Certes, j’entends votre réponse : la gauche humaniste doit gagner contre la furie du profit. Il y va du progrès et de la survie de l’humanité. Un trop grand nombre de nos concitoyens sont laissés pour compte… Dites nous cela, Monsieur le Premier Ministre. Mais s’il vous plaît ne vous commettez pas dans l’éloge de la candidate qui nous est imposée. Je serais de ceux qui ne vous le pardonneraient pas, car ce serait renoncer, de mon point de vue, à ce qui fait votre honneur dans notre vie politique en miettes, votre honnêteté intellectuelle, votre aversion pour toute forme de démagogie. Je vous le dis de toute ma sincérité : même si j’admets que le succès d’une campagne électorale tient en partie à la stratégie – j’en sais quelque chose, hélas ! par mes propres engagements – cela ne signifie pas qu’on soit en droit de s’abaisser à n’importe quels procédés. Je n’ai pas besoin d’en faire ici le catalogue. Les espérances jetées à tous vents ne manqueront pas un jour de réclamer leur dû, et cela quel que soit le résultat de l’élection.
Les éléphants, les cochons, les pingouins…
C’est tellement pauvre ces expressions toutes faites et beaucoup qui l’utilisent n’en comprennent pas le sens…Mai ils répètent. ça doit donner un air de savoir des choses.
Alors je vais parler comme il faut.
Les hommes d’expérience sont nécessaires à toute transition .Si on ne comprend pas cela, c’est qu’on a peu d’expérience.
A-t-on vu une équipe de France de rugby ou de foot renouvelée complètement avec des joueurs à peine connus et jeunots ? NON .Eh bien la politique c’est pareil qu’on se le dise.
Avec du bon sens on intègre des jeunes dans une ossature qui a fait ses preuve .Parfois le capitaine est un jeune.Voilà la bonne pratique,à mon sens.
Et puis il faut voir plus loin que l’écran des présidentielles. Il y aussi l’évolution du parti socialiste et la mise en avant des valeurs qui ont fait notre histoire. Car notre histoire ne peut être gommée, elle est en nous.
Manuel navarro
Merci pour cet esprit de cohésion.
Monsieur Jospin
Vous venez d’effacer le désarroi et l’amertume dans lesquels vous nous aviez laissés en 2002.
Cela vous grandit
Merci
Mitterrand eut le talent de faire croire à la gauche au pouvoir ; et même après sa mort, certains ne sont pas encore certains que l’homme à la francisque, à qui Chirac offrit l’Elysée contre Giscard et à qui il le rendit en partant pour vous emmerder, vous, cher Lionel Jospin, cet homme-là fit croire à la gauche au pouvoir, au pouvoir de la gauche.
Une toute autre lecture est celle que vous fîtes, Lionel : vous avez loupé votre campagne en vous inscrivant en dehors de la gauche, en ce temps crucial où il fallait la redéfinir. Vous avez commis l’erreur de l’inversion du calendrier Présidentielle-Législatives. Vous avez quitté le navire PS au plus fort de la tempête, sans préparer votre succession.
Mais surtout vous avez semé le doute quant au pouvoir de la gauche lorsqu’elle est aux affaires – ce que 14 ans de Mittérandie n’avaient pas réussi à produire !
On aimerait que la suite s’écrive avec plus de panache, plus de conviction. « Ce qui vient pour ne rien bouleverser ne mérite ni patience ni égard ».
Contente de vous lire à nouveau Lionel Jospin. En 2002, comme tant de militant(e)s et de sympathisant(e)s de gauche, j’ai fait tout mon possible pour votre victoire à l’élection présidentielle. D’autres en ont décidé autrement. En ces temps, j’ai accepté et compris votre départ de la vie politique. J’ai moins bien compris votre retour/non-retour à ladite vie poitique et, pour finir, votre réelle hostilité à l’égard de Ségolène Royal. Le coeur a ses raisons que la raison ignore. Votre bilan à la tête du gouvernement a été l’un des meilleurs de l’histoire de la Ve République, voire le meilleur. Mon sentiment est qu’aujourd’hui, et le plus vite possibe, il faut faire fi de tout ressentiment et accompagner Ségolène Royal afin qu’elle accède à la tête de l’Etat. Le peuple de France a besoin d’elle comme elle avait besoin de vous hier. Elle est la meilleure pour redonner au pays vitalité, confiance, imagination, postérité, justice. Plutôt que de faire la fine bouche sur ses soi-disantes faiblesses, voyons plutôt la force, la détermination qui émanent d’elle, admirons ses compétences. Bref, aidons-là à gagner, aidez-nous à gagner enfin. Merci de vos contributions à venir Lionel Jospin.
monsieur Jospin, j’ai usé mes chaussures dans le canton de crécy la capelle 77) pour tracter pour votre élection.Je n’ai pas supporter votreabandon, d’autant qu’il a fragilisé le parti encore moins quand la presse a relayé votre présence à un concert en Italie pendant que nous entendions d’autres chants moins melodieux( 35 heures et touti quanti). Vous venez de rejoindre l’équipe de SEGOLENE ROYALE.J’espére que vous serez discret, efficace et sincère. Pas question d’abimer notre candidate qui se bat comme une lionne ( le bestiaire étant à la mode)Il serait temps de rendre hommage à tous ces militants blessés que vous avez laissé au bord du chemin .La force de ségolène c’est qu’elle écoute les gens et qu’elle ne les méprise pas .
Message de chevenemen sur blog désir d’avenir et ma reponse…
Sur son blog, Chevènement met les choses au point (on va voir si les censeurs vont aussi censurer Chevènement, après la re-publication de leur charte!):
« Je réponds avec retard à plusieurs messages, et en particulier à celui de Lionel en date du 23 février, qui me demande « jusqu’à quand je vais avaler mon chapeau » suite à la demande de Lionel Jospin, corroborée par une déclaration publique de Daniel Vaillant, de ne pas me voir figurer dans le « pack » du pacte présidentiel de Ségolène Royal.
Ma réponse sera simple : j’ai demandé à Ségolène Royal d’être chargé de la « coordination des interventions thématiques » et rien de plus, ce qu’elle m’a accordé. Je pense ainsi à me rendre utile. Dans la phase actuelle, il m’a semblé que le message de la candidate était la chose la plus importante et il me semble naturel de mettre mon expérience à son service. J’aimerais qu’il en aille de même pour tous les autres.
C’est pourquoi la création de « l’équipe du pacte présidentiel », composée de treize dirigeants socialistes, me paraît une bonne chose, en ce qu’elle clôt la phase de tensions internes au PS, liée à la désignation du candidat le 16 novembre dernier. Il aura fallu trois mois pour convaincre les concurrents malheureux de Ségolène Royal de se mobiliser. L’essentiel est qu’ils se mobilisent, y compris Lionel Jospin.
Que celui-ci ait mis comme condition de sa participation le fait de ne pas s’y trouver avec moi, témoigne d’une fixation malheureuse de sa part et d’une incapacité persistante à analyser les causes de son échec. Le fait que seulement 11% des ouvriers aient voté pour lui le 21 avril 2002 devrait le faire réfléchir davantage.
Qu’on le veuille ou non, la gauche plurielle (1997-2002) appartient à l’Histoire et non à la comédie de boulevard ou au spectacle de grand guignol. Il peut être tentant de transformer les problèmes politiques en problèmes moraux : cette approche moralisante des problèmes politiques permet peut-être de préserver un certain capital narcissique. Elle ne permet pas de comprendre la société ni le sens des évènements. De longue date, Lionel Jospin et moi-même avons eu des désaccords : sur le tournant libéral de 1983, sur la guerre du Golfe, sur l’Europe, qu’il s’agisse du traité de Maastricht ou de la Constitution européenne, sur le voile, la Corse, c’est-à-dire sur la conception républicaine de la nation. Cela ne m’a pas empêché de chercher avec lui, de 1995 à 2000, le dépassement positif de ces divergences, ce qui n’a malheureusement pas été possible. Je laisse aux historiens le soin de définir les responsabilités. Quand on n’analyse pas les causes d’un échec on est condamné à le reproduire. Heureusement Ségolène Royal a clairement situé l’enjeu : la reconquête des couches populaires et de dépassement du clivage du « oui » et du « non », par le redressement économique de la construction européenne. L’échec du 21 avril 2002 n’a pas été seulement l’échec de Lionel Jospin, il a été aussi le mien, celui de l’affirmation d’un courant républicain civique dont l’absence manque cruellement à la gauche depuis deux décennies. Non que mon score ait été déshonorant (5,34 % des voix, plus de 1,5 millions d’électeurs). Faut-il rappeler que Bayrou, avec l’UDF derrière lui, a réuni 6,8 % des voix en 2002 ? Mais je suis bien obligé de constater que le maintien de ce courant républicain civique, lancé avec le Ceres, puis « Socialisme et République », puis le Mouvement des Citoyens, le Pôle Républicain, et enfin le Mouvement Républicain et Citoyen, s’est révélé une entreprise difficile même si, sur la longue durée, nous avons pu marquer des points (Irak, Corse, laïcité, Constitution européenne, etc.).
Nous continuons le combat avec Ségolène Royal qui a évidemment besoin d’autres soutiens mais qui a aussi besoin du nôtre, non seulement pour réaliser le dépassement du « oui » et du « non » au projet de Constitution européenne le 29 mai 2005, mais aussi pour qu’en tous domaines la référence aux valeurs républicaines se traduise dans les actes.
C’est en pleine lucidité que j’ai choisi de privilégier, derrière Ségolène Royal, l’union et le rassemblement sur la ligne politique de l’accord MRC-PS du 9 décembre 2006 plutôt que d’entretenir des polémiques inopportunes. La seule priorité est aujourd’hui de faire élire Ségolène Royal. Après, on verra. Pour le moment, mon chapeau, vous le constaterez à l’occasion, reste bien vissé sur ma tête.
Mercredi 28 Février 2007
Jean-Pierre Chevènemen
——————————————-
Ma reponse postée sur le blog de désir d’avenir.
Il est normal de rechercher le ou les facteurs déclenchants de l’échec de 2002.
Si Lionel avait eu les voix légitimement escomptées dans ce type de prévision, quelques milliers (les réponses toutes faites du type, »les voix des électeurs leur appartiennent « on connaît, elles se justifient pour taper en touche) L’histoire aurait été tout autre.
D’autant que globalement en dehors des pinaillages politiciens,le bilan a été en l’honneur du PS. Moi je ne renie pas la valeur de notre travail et de nos résultats.
En conséquence une élection de Jospin était méritée.
Tout cela pour voir Lepen au deuxième tour.
Si Le travail de rassemblement avait été fait comme il se fait maintenant, l’histoire aurait été toute autre, et nous n’aurions pas eu à subir ce que nous avons subi.
Mais vous Mr Chevènement,vous avez toujours raison. Je vous la laisse. Et comme vous dites l’histoire jugera.
Je vous ferai remarquer qu’aujourd’hui nous ne souhaitons plus de polémique. Et si vous commencer à ressortir vos anecdotes personnelles avec Jospin,on va encore dévier de la priorité qui est de faire gagner Ségolène avec la gauche
A un moment donné il est temps de prendre de la hauteur pour les français,pour la France.
Manuel Navarro
Du grand Lionel JOSPIN comme on aime l’écouter. Il nous le fallait pour mieux tordre le cou à cet usurpateur et blasphémateur de Nicolas SARKOZY car, oser s’approprier les grandes figures de la gauche telles BLAUM et JAURES de cette manière là, c’est vraiment fort de café. Nicola SARKOZY veut être président par tous les moyens. Jusqu’à présent je trouvais trop molles nombreuses réactions des responsables du parti socialiste aux infamies de SARKOZY. Sans violence verbale comme moi je le fais, avec pédagogie et méthode, Lionel Jospin a donné la note qui manquait aux socialistes pour mettre fin aux opérations fallacieuses de SARKO. Il faut maintenant se pencher sérieusement sur le cas BAYROU. Ce monsieur risque de devenir encore plus redoutable que SARKOZY parce qu’il veut bâtir son passage au second tour de présidentiel en se nourrissant de l’électorat de la gauche. Il sait, depuis l’expérience de Chirac avec sa fracture sociale que les gens de gauche aiment les belles phrases. Il s’emploi corps et âme pour nous convaincre qu’il n’est pas de droite et qu’en plus la gauche n’existe plus. Que BAYROU nous dise, en 30 ans combien de fois le soit disant centre a gouverné avec la gauche. Souvenons nous de Jean Pierre SOISSON. Un gars du centre qui a été viré de l’UDF pour la simple raison qu’il avait accepté la proposition de Michel ROCARD de participer à son gouvernement. Pour ma part, le centre, est un vivier d’anciens fachos tels Madelin, Longuet et bien d’autres. On doit faire très attention avec BAYROU. Plus droite et conservateur que lui tu meurs.
Merci Lionel
Restons ensemble
que Mr Chevénement se dédouane de toute responsabilité en 2002 , c’est son droit mais les chiffres sont là pour lui rappeler la triste vérité : il manquait 196 000 voix à Lionel Jospin pour aller au second tour et Mr Chevènement lui en a piqué 1 500 000
il me paraît donc clair que Mr Chevènement est l’initiateur du 21/04/2002
Mr Chirac a t il eu quelqu’un de sa propre famille politique qui a ferraillé avec lui ?
Ton discours fait à Athènes
Cher Lionel
J’ai lu ton discours fait à Athènes – le mardi 27 février 2007 « les reformes et la gauche ». C’est du travail bien ciselé. Comme d’habitude pourrions nous dire. Pourtant je ne suis pas un béni oui oui, mais ce que tu dis, me rassure, moi le socialiste d’aujourd’hui et de demain.
J’inscris ici un extrait de ton travail de socialiste au gouvernement :
A ce propos,il aurait intéressant de voir ce texte dans son entier ici.
———————————————————————————————————
« C’est pourquoi la gauche doit démontrer qu’elle est encore capable, sans mettre en péril l’économie ou affecter notre compétitivité, de faire des réformes politiques, économiques, sociales ou environnementales qui profitent au plus grand nombre.
Nous avons tenté cette synthèse en France, avec la gauche au pouvoir, entre 1997 et 2002. Nous avons rétabli les équilibres économiques, retrouvé la croissance, créé deux millions d’emplois, redressé notre commerce extérieur et amélioré nos comptes sociaux. En même temps, nous avons réalisé de grandes réformes : les 35 heures, les emplois jeunes, la couverture maladie universelle, l’allocation personnalisée d’autonomie, la parité hommes / femmes, le pacte d’union civile, le quinquennat présidentiel, etc… »
——————————————————————————————————–
J’invite tous les internautes à le lire. Ça fait du bien de suivre le guide. Ça rend plus fort.
Amitié socialiste
Manuel navarro
Airbus,Retraite…
Cher Lionel,
Des journaux de droite ou d’extrême gauche claironnent que tous les malheurs d’Airbus, c’est à cause de la privatisation Jospin. Et les pb de retraite c’est faute de décision de Jospin.
A croire que depuis ton départ il ne s’est plus rien fait dans ce pays!!!!! (Dans 50 ans, pour d’autres problèmes, on dira encore, c’est à cause de Jospin).
Je sais que ces raccourcis sont des contre vérités. Je ne souhaite qu’une chose, lorsque tu t’exprimeras bientôt, soit sans concession avec ces hommes qui savent tout après la bataille.
Manuel Navarro
Est-ce bien le moment?
est-ce bien le moment de continuer à ruminer sur ce qui causa l’échec de 2002?
Non vraiment contentons nous de tout faire pour que la gauche gagne cette fois-ci!
Pour cela on a besoin de tout le monde, je répète tout le monde Lionel Jospin et Jean Pierre Chevènement compris.
Une formidable erreur a été commise en 2002, ce n’est pas en période électorale qu’ontire les bilans et su’on règle les comptes, c’est en dehors de ces périodes et si possible quand on est dans l’opposition!
Ne faisons pas les fiers et travaillons d’arache pied, la gauche peut encore etre éliminée du deuxième tour, comme en 2002, Bayrou et Lepen ne sont pas loins, des quatre qui sera qualifié, on n’en sait rien, alors à moins qu’on ne veuille délibérément passer son tour, Cessons les chamailleries!
Amitiés socialistes
Cher Monsieur Jospin,
Nous savions que SR n’avait pas vos qualités intellectuelles, il est clair désormais qu’elle n’a pas vos vertus morales.
Quelle occasion perdu que votre non-candidature.
Bien à vous.
Philippe.
Salut Lionel,
J’espère que tu nous gratifieras d’une petite intervention médiatique (en radio ou en télé) avant ton premier meeting du 17 mars. Merci à nos « grandes figures » du PS d’être réunis, tous, au côté de Ségolène Royal dans cette campagne. Ça fait plaisir !
Il y a une envie de la gauche pour les cinq années à venir. Je n’en peux plus de la droite !
Cher Monsieur Jospin,
Si bayrou est élu, est ce que vous accepteriez d’être son premier ministre ?
Franchement, Vous êtier le meilleur premier ministre sous lequelle j’ai vécu et si il ya quelqu’un qui puisse redresser la france en dirigeant un gouvernement d’union national c’est bien vous…
monsieur jospin c’est très bien et très courageux de venir dans la campagne présidentizelle car fort de votre expérience au gouvernement de la france vous allez pouvoir nous aider a gagner , de plus cet echec de 2002 n’en est pasun vous avez été la victime du beau temps et des médias qui vous donnaient gagnants ce qui a fait que lesélecteurs pour la gauches se sont dit a tort qu’ils viendrait voter au second tour manque de chance les électeur du fn étaient en embuscade mais vous n’avez pas démérité bien au contraire vous aviez ramené la sécu a l’équilibre créer 1 million d’emplois et bien d’autres choses encore , votre non élection a coûté 5 années a la france j’espère que notre candidate vous appellera comme premier ministre . amitiées socialistes
AIdez NOUS vite on est le 12mars
Il faut que TOUS et vous SUrtout les grands du Parti vous SOYEZ LA on doit
Gagner pour NOUs les FRAnçais
Monsieur Jospin j’était à Rennes le mercredi 4jours avant ce dimanche 21
avril
Il ne faut pas un autre mauvais dimanche NOUs les francais on ne pourra plus relever la tete AIDEZ NOUs
Je suis en désaccord avec ceux qui pensent qu’il ne faille pas revenir sur les raisons de l’échec de 2002, il me semble que les mêmes causes vont provoquer les mêmes effets :
1 – Le parti socialiste n’est pas en ordre de bataille, la majorité des éminences ne pensent pas à mettre la main à la pâte sur le terrain mais pensent à leurs carrières et au coup d’après, nous voyons dans le cas Bayrou que ceux qui ont manqué de loyauté à Lionel vont également manquer de loyauté à Ségolène, quand dans une équipe, vous avez des joueurs qui ne pensent qu’à leur prochain leadership, ils oublient le match entrain de se dérouler
2 – Ségolène avait fait le meilleur diagnostic de la défiance des milieux populaires vis-à-vis des politiques qui ne sont plus crédibles et peu à l’écoute, personnellement partisan de Lionel, j’ai décrié cette méthode, mais je me dois de reconnaître que l’on ne peut prétendre que Bayrou soit le candidat anti-système alors qu’il pratique la politique à l’ancienne, il me semble que Ségolène doit poursuivre dans sa stratégie de rénovation et d’écoute des milieux populaires, il me paraît important également que son équipe lui concoctent des visites sur le terrain en milieux populaires et ouvriers que l’on verrait en images télé, il ne faut pas focaliser uniquement sur les meeting à l’ancienne.
3 – Une campagne doit garder sa ligne directrice et sa cohérence, mais surtout éviter de se mener sur le terrain des thèmes de l’adversaire, il faut absolument ne pas se laisser porter comme en 2002 par les thèmes de la droite avec la sécurité et ne 2007 avec l’immigration, s’il importe de rappeler nos principes, nos valeurs sur ces thématiques, il faut absolument ramener le débat sur les préoccupations réelles des couches populaires : pouvoir d’achat, éducation des enfants, logement, chômage.
4 – Maintenant que la candidate à déclamer son pacte présidentiel, elle doit insister maintenant sur la vision de la France qu’incarne ce pacte, sur les valeurs que son quinquennat veut promouvoir sur la responsabilité des politiques, le mandat unique, la proportionnelle pour la promotion de la diversité et de la parité, la puissance publique pour ne laisser personne sur le bord de la route (précarité, travailleurs pauvres) enfin l’attente profonde est au changement de génération, Ségolène doit donner à voir quelle est la future équipe de gestion en majorité des moins de 45 ans, il faut absolument donner à voir l’espérance et le changement, y en marre des Lang, DSK et Fabius, il faut symboliquement de la fraîcheur.
5 – Sur le vote utile, il ne faut pas dramatiser, nous constatons que le peuple déteste les diktats, la pensée unique, la pensée dominante des télés, la pédagogie suffit pour rappeler aux uns et autres que le laisser faire, la non implication ont abouti au désastre du 21 avril, de même que la croyance puérile que Chirac et Jospin étaient équivalents, comme il est vrai que Bayrou et Ségolène n’ont pas des projets et des actes passés équivalents, si nos chers professeurs s’éloignent de la candidate sur la base d’une parole off, que dire des actes posés par Ségolène comme ministre délégué et ceux de Bayrou comme ministre, l’enseignement public trouve-t-il que celui qui a voulu orienté le budget du public vers l’enseignement confessionnel est plus proche de ses intérêts, celui qui a voté contre la laïcité défend mieux ses intérêts que celle qui envisageait 35 heures, décidément nos formateurs n’auraient-ils plus de bon sens ? Je ne doute pas que force revienne à la politique et que le règlement de comptes ne soit plus l’aiguillon de choix de nos catégories sociales et de nos leaders politiques, sinon on ne saurait comprendre pourquoi le ministre de l’intérieur d’un gouvernement se présente contre son premier ministre !!!! (CQFD, ni des œillades des pseudos responsables ou militants de gauche qui préfèrent voter à droite, où est le parti pour suspendre les brebis égarées ?)
Je suis amusé de lire de pseudo militants de gauche sur les sites de journaux annoncer un vote Bayrou, au motif de sa capacité à battre Sarkosy au deuxième tour dont les mêmes instantanés d’intention actuellement n’annoncent Bayrou qu’en troisième position au premier tour, cette tentative de manipulation, d’envisager à coût nul un scénario improbable montre la versatilité des sondeurs qui lors de la campagne interne au PS prétendaient que le choix permettant de battre Sarkosy était celui de Royal, d’où vient-il que leurs certitudes aient changées, est-ce tant le besoin de créer un suspens virtuel encourageant la vente des journaux et la commande par le ministre des élections d’une batterie de sondage pour conduire une campagne par catégories communautaristes pour plaire aux électeurs découpés en tranche de consommateurs à cibler et complaire. L’analyste de précédentes campagnes sait très bien que le vainqueur annoncé fin février est rarement le vainqueur à l’arrivée, il n’oublie pas non plus que les sondeurs orientent leurs questions en fonction de la couleur des journaux qui publient le sondage mais surtout en fonction du donneur d’ordre afin de ne pas perdre le filon d’or.
De même le procès en incompétence contre Ségolène ne résiste pas à l’observation, est-ce
Le procès d’intention vis-à-vis des candidats ne doit pas ausculter leurs actes passés, que dire d’un candidat qui a fait descendre 1 million de personnes dans la rue, est-ce la marque de la compétence, de la perspicacité ?, pourtant le procès en incompétence ne leur est pas adressé.
Ségolène n’a pas aggravé la mauvaise gestion ni les coûts de fonctionnement de ses précédents ministères ni de la région qu’elle dirigeait, mais la charge de la dette sous Sarkosy ministre des finances a flambé, de même a-t-elle fait voté deux lois en moins de trois ans sur le même sujet, comme notre ministre de l’intérieur qui a changé deux fois de lois tant son absence de résultats invalidait ou démontrait son incompétence de régler en première approche un problème, devoir s’y prendre à plus d’une fois est le propre des cancres au concours.
Il faut en effet abandonner la vision machiste qui confine la femme à l’arrière plan, avec Ségolène nous modernisons la vision genre dans le pays, et préparons le passage à la VI république, il n’y a pas meilleure preuve de rupture, de changement, de renouvellement que la présence d’une femme à l’élysée. Le vote ségolène est le vrai vote révolutionnaire, et de sanction d’un bilan du candidat sortant Sarkosy et de la majorité sortante UMP-UDF (Nicolas-Bayrou)
Bonjour,
La parole de Lionel Jospin force le respect et touche juste.
Je ne comprends pas pourquoi l’on s’acharne autant sur Ségolène Royale
qui ne m’apparaît pas du tout comme on voudrait le faire accroire à force
de le répéter tel un perroquet qu’elle serait le produit d’une étude marketing
sur le comportement à aborder. Comme vous dites bien, Madame Royale
tient son cap selon son intuition. Chaque prochain pas sur le chemin vers
l’avenir est à inventer, chacun y a sa place au sein du Parti Socialiste,
et lors de ses interventions, progressivement Madame Royale a pris de
l’assurance et à démontrer, sans grimaces, qu’un programme basé avant
tout chose sur la dignité des hommes et qui place l’exercice de la politique
aux services de ses derniers, tant par la tenue de son propos que par
ses actions qui doivent essentiellement et uniquement élever l’homme ne
s’improvise pourtant pas.Qu’il faut pour se là être en cohérence avec
sa parole et son action, or, intuitivement — et je ne me préoccupe guère
de politique politicienne, ni des querelles distractrices — Madame Royale
fait montre d’une belle unité, son intervention lors de l’émission agressive
d’Arlette Chabot le confirme, Ségolène Royale est claire avec elle-même,
elle parle depuis son expérience quotidienne à l’écoute des autres. S’il n’y
avait autant de battage, souvent désolant et scandaleux, médiatique, ce
serait peut-être encore plus saillant, mais la pression doit être immense.
Mon compagnon a beaucoup regretté que vous ne soyez pas président en
2002. Tant que pour la première fois de sa vie en 2002 il a oublié de voter
au second tour. Vous auriez dû être président, mais nous ne devrions pas
dire cela, cela serait retiré son mot à la vie. Nous espérons aussi qu’en
2012 vous le deveniez et que Madame Royale devenir président de la
République et que ce pays et ses hommes puissent retrouver la dignité
face à eux-même et les autres contrées de ce monde. Nous avons
plus que besoin d’une parole saine, vivante et juste et vous l’incarnez
par votre unicité, votre génie propre.
Surtout, portez-vous bien.
Et merci du fond de nous.
Nous constatons comme en 2002, que certains électeurs de gauche mais surtout de l’extrême gauche préfèrent la droite à la gauche réformatrice, il me semble que beaucoup en 2002 estimait Jospin par assez de gauche et dans l’urne ont voté de manière à hériter des gouvernements Raffarin et Villepin. On ne peut plus douter après l’expérience de ces gouvernements que le CPE, le CNE sont préférables aux 35H, on ne peut critiquer les siens pour aboutir à une situation qui favorise l’adversaire, de même les procès et hésitations à soutenir Ségolène et à voter pour elle dès le premier favoriseront la droite à deux options, on ne saurait dire que la région alsace dirigée par une ancienne UDF passée à l’UMP est sur le plan social et environnemental mieux gérée que la région Poitou, de même la gestion par Ségolène de cette région invalide tout procès en incompétence, en manque de stature de chef d’état, sa gestion ne souffre pas de comparaison avec celles des autres dirigeants hommes dans les autres régions, qui me semble ne souffriraient pas de la vision machiste.
Mon propos est d’affirmer que nos états d’âme sur certaines options de notre candidate, sur son positionnement stratégique permettant de capter un électorat populaire et ouvrier nous faisant perpétuellement défaut, ne doit pas nous pousser in fine à choisir la pire des solutions (Bayrou par confusion d’esprit, ou l’abstention et le peu d’engouement qui conduit objectivement à la prise de pouvoir par Sarkosy le rafleur en chef) à la solution la moins pire (Ségolène)
En résumé, socialiste, je vote socialiste, de gauche, je vote pour le représentant de la gauche pouvant réellement gouverner sans aucun état d’âme, cette position est moins pire que le manque d’enthousiasme pour celle qui milite à gauche, gouverne dans sa région avec les socialistes, il ne servira à rien de venir après les votes prétendre que Bayrou ou Sarkosy conduisent une politique de (gauche), je voulais dire de droite.
Nous sommes ravis de voir LJ participer de plus en plus à la campagne législative, une bonne campagne législative est également le terreau pour un plus grand soutien à Ségolène, merci monsieur le Premier ministre de montrer que nous ne devons pas avoir d’état d’âme
Monsieur Jospin,
Je viens de lire le texte de votre intervention sur RTL (tardivement mais…). Je vous ai aussi écouté et vu pendant votre récent déplacement en Aveyron. Je tiens à vous écrire deux choses:
1/ Vous êtes un homme d’Etat extrêmement respectable, pas facile d’accès, mais à la pensé claire, juste et qui fait honneur à la gauche et ses valeurs. Votre passage à Matignon, rétrospectivement, sera considéré comme une période très positive pour notre pays, pour la liberté, pour la prospérité aussi puisque votre politique économique a porté des fruits nombreux. Il faut, c’est peut-être dur pour vous, toujours un peu de temps pour que l’histoire rende hommage à ceux qui le méritent.
2/ J’ai cru un temps que votre engagement en faveur de Mme Royal était tactique, ambigu, voire feint.. Je pense aujourd’hui que vous avez choisi en toute liberté de le faire à votre manière mais avec sincérité. C’est à votre honneur, il est important aussi que dans une période instable et dangereuse pour le pays, des gens comme vous -et elle- gardent leur sérénité et le cap de leurs idées. Je souhaite que vous soyez encore utile à la France, que Mme Royal s’appuie comme elle le souhaite sur votre expérience et ce qui m’apparait comme une forme de sagesse. Disons, avec respect, que Jospin est comme un « vieux sage ». Vous êtes utile, et nécessaire.
Bonjour Cher Lionel,
Je reviens sur ce site après y être venu il y a quelques mois pour te féliciter d’avoir renoncé à la candidature interne au PS .
La raison en était (uniquement) qu’étant de la même génération que toi, je mesure à quel point il est difficile d’assumer une charge aussi lourde que celle de président de la république, lorsqu’on dépasse un certain âge (le rapprochement de photos de Jacques Chirac en 1995, 2002 et maintenant est saisissante à cet égard)
En revanche sur le plan de la réflexion, de l’analyse des situations, de la mise en perspective des faits, et de la recherche des solutions aux problèmes, ta contribution est absolument irremplaçable.
Comme l’internaute précédent, j’ai plaisir à constater les progrès et la prise d’assurance de Ségolène Royal au fur et à mesure de ses interventions et de ses meetings
Je suis certain que -malgré les inévitables imperfections du début- elle est la personne qui convient pour diriger la France en 2007.
J’ai été frappé par un sondage passé totalement inaperçu et sans aucune incidence électorale, selon lequel 67% des Flamands en Belgique auraient voté pour elle, alors que les les Wallons (plus proches de nous) se seraient prononcés seulement à 47% en sa faveur.
Le monde « moderne » (Europe du Nord…..) la plébiscitera, et ce qui est plus important encore, l’image rajeunie, féminisée et volontariste de la France qu’elle donnera au monde enclanchera la dynamique de confiance, d’enthousiasme et donc de croissance dont notre pays a besoin, un peu d’ailleurs comme l’avait fait les 35 heures en 1997 qui ,comme tu le rappelais dans l’interview, ont permis de créer 2 millions d’emplois.
Mais bien sûr, Cher Lionel, personne n’oubliera l’efficacité du gouvernement que tu as dirigé de 1997 à 2002, ni l’injustice profonde qu’a constitué ton élimination au premier tour de l’élection présidentielle de 2002!
A présent,j’apprécie que tu sois beau joueur et que tu reviennes sous les feux de la rampe pour apporter ton éclairage. Ensuite, lorsque Ségolène sera élue (on croise les doigts), ton expérience, de même que celle de Pierre Mauroy,Michel Rocard et Jacques Delors sera précieuse pour la guider dans ses premiers pas de présidente.
Merci encore et bon vent pour la suite de la campagne!
merci pour votre aide a Mm royal je serrais heureuse de voire le ps a nouveau a la pre sidence tout mes voeux pour 1 reusite Mm petier
Monsieur Jospin,
« Quand ceux qui ont bénéficié des 35 heures en parlent, ils sont 85% à dire qu’ils en sont satisfaits. » Bien évidemment, ne pensez vous pas que 100 % des Français seraient heureux de travailler 10h par semaine, puis d’aller jouer au tennis le reste du temps. Le chiffre ne signifie rien.
Je suis personnelement cadre débutant (avec 18 jours de RTT par an), et je n’ espère qu’une chose, qu’on enlève les 35 h, dont l’impact sur la motivation et la valeur travail a été catastrophique. Le travail n’est plus vu comme un moyen d’émancipation.
50 faux messages au moins pour passer de la pommade et te demander de revenir à la place de Royal… Y’a vraiment des militants UMP désespérés et oisifs… Aaaa,
Aaaah… Internet, le paradis des mythomanes…
Je ne suis pas fan de ton parcours, camarade Jospin, je suis notamment convaincu que tu as été trop rigide et parfois brutal, mais nombre de tes réformes de gauche ont sauvé la France, et l’ont au moins permis de se qualifier pour l’Euro…
L’interview est aussi excellente. Mais elle date… Ce blog est-il abandonné, ou quoi ?